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Le Bwiti

Le Bwiti (ou bwete, bouiti, bouity, mboeti, mbueti) est un rite initiatique dont l’apparition est indéterminée, mais est antérieure au xixe siècle, puisque Paul Belloni Du Chaillu, premier explorateur européen de l’intérieur du Gabon, a pu observer sa présence dans le centre du pays. Le Bwiti est essentiellement masculin et est répandu dans les neuf provinces du pays avec des variantes adaptées à l’ethnie dans laquelle, il est pratiqué. Cependant, d’après les pratiquants eux-mêmes, cette tradition serait âgée de plusieurs millénaires et aurait été transmise par les populations pygmées aux peuples bantous comme les Mitsogho qui sont les plus anciens pratiquants, les Fang, les Apinzi, les Kota, les Bakwele ou les Myénè.

Le Bwiti est aujourd’hui largement répandu au Gabon, aussi bien parmi les populations du sud du pays que chez les Fang mais également en milieu urbain. À travers les Fang, le bwiti s’est également diffusé en Guinée équatoriale et au sud-Cameroun.

Le rite de passage du bwiti est centré sur la manducation par le néophyte d’écorces de racines de l’arbuste appelé iboga. Pendant le rite de passage, l’absorption d’une dose d’iboga permet ainsi au néophyte de voyager dans le monde astral et d’obtenir des visions spectaculaires dont le récit aux initiateurs servira à valider son initiation.

La branche originelle du rite initiatique parmi les Mitsogo est appelée bwitidissumba. Il s’agit d’un rite de passage pubertaire, strictement masculin. Le bwitidissumba s’appuie sur le culte des ancêtres, notamment à travers des reliquaires contenant les ossements des ascendants défunts.

Le bwitimisoko constitue une branche initiatique dérivée et postérieure au dissumba. Le bwitimisoko possède une fonction avant tout thérapeutique (rite d’affliction) : le néophyte choisit de se faire initier en cas d’infortune inexpliquée, dont on suspecte la plupart du temps qu’elle a été causée par un sorcier malveillant. Les initiés du bwitimisoko sont appelés les nganga-a-misoko, ou plus simplement nganga. Ils ont une fonction de devins-guérisseurs. Contrairement au bwitidissumba des Mitsogo et des Apinzi, le bwitimisoko accepte souvent (et de plus en plus) les femmes en son sein.

 

Le Ndjembè

Le Ndjembè (ou niembé, njembe, nyembe) est un rite d’initiation réservé aux femmes. Ce rite amène les femmes à une connaissance très approfondie des plantes et de leurs effets. Le but est la recherche du pouvoir sur le mâle. Il est essentiellement pratiqué par les femmes des ethnies MpongwèMyènè et Benga (matriarcales).

Le ndjèmbè est aussi une institution initiatique féminine hiérarchisée et placée sous l’autorité d’une présidente, la Ngwèvilo, et comportant des initiées et des postulantes.

La ngwèvilo est une femme d’âge mûr, investie de certains pouvoirs et chargée de conduire et de diriger les cérémonies cultuelles, en un lieu donné. Outre que ces ethnies susmentionnées, le nyèmbè est pratiqué de toutes par les populations du Gabon central désignées ‘Mèmbè’, que sont les Mokandè, les Simba, les Ghapindzi, les Bavové, les Mitsogho, les Kotakota (différent des Bakota) et les Ghaviya. C’est de là-bas que viendrait cette tradition ancestrale, mais plus précisément chez les Mokandè et les Simba de la Lopé. Aujourd’hui, la totalité des ethnies du sud le pratiquent. Il faut souligner que cette tradition est antérieure au Mwiri des hommes, car dit-on que les hommes l’auraient légué aux femmes pour se s’accaparer du Mwiri que les femmes avaient découvert et n’avaient pu maîtriser. Cette tradition est gérée également par une prêtresse désignée souventKoumoudiombo ou koumoubènga.

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